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« Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération »

« Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération » – tribune publiée aujourd’hui avec Bénédicte Peyrol sur Euractiv.

Une foule joyeuse et bruyante contourne le Panthéon et avance vers le Jardin du Luxembourg. Quelques adultes de tous âges, mais surtout beaucoup de jeunes, des milliers de jeunes dans les rues de Paris, qui marchent, qui chantent et disent leur détermination pour cette journée de « grève pour le climat ». Des milliers de jeunes. Dans les villes de France comme en Allemagne, en Belgique, au Canada et en Australie, aux États-Unis et en Pologne. Ces jeunes savent, nous le savons, que l’urgence climatique n’est pas « pour demain », c’est l’affaire de notre génération et nous sommes la dernière à pouvoir agir avant un effondrement potentiel de la biodiversité et de l’amplification des catastrophes naturelles.

Dans notre pays et dans beaucoup d’autres, ces manifestations ont été – généralement – entendues par les responsables politiques. Ce n’est pas le cas partout : en Australie, le Premier ministre avait appelé, avant la précédente marche, les élèves à rester en classe. Comme aux États-Unis ou dans plusieurs pays européens, les conservateurs au pouvoir en Australie persistent à refuser, malgré l’évidence, de regarder la réalité du péril climatique en face.

Aux États-Unis, Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l’Accord de Paris et critique régulièrement les ambitions climatiques de la France et de l’Union européenne. Au Brésil, Jair Bolsonaro a renoncé à accueillir la COP25 en 2019 et laisse entendre qu’il pourrait lui aussi se retirer de l’Accord de Paris. Vladimir Poutine questionne, au mépris de toutes les recherches scientifiques, le rôle de l’homme dans le changement climatique. En Pologne, le président ultraconservateur Andrzej Duda défend l’industrie du charbon malgré son impact désastreux sur l’environnement. Ils ne sont pas les seuls. La plupart des climatosceptiques sont des nationalistes ou des populistes.

Lire la suite ici : https://www.euractiv.fr/section/climat/opinion/proteger-le-climat-et-la-democratie-en-europe-double-imperatif-pour-notre-generation/

Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération

« Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération » – tribune publiée aujourd’hui avec Bénédicte Peyrol sur Euractiv.

Une foule joyeuse et bruyante contourne le Panthéon et avance vers le Jardin du Luxembourg. Quelques adultes de tous âges, mais surtout beaucoup de jeunes, des milliers de jeunes dans les rues de Paris, qui marchent, qui chantent et disent leur détermination pour cette journée de « grève pour le climat ». Des milliers de jeunes. Dans les villes de France comme en Allemagne, en Belgique, au Canada et en Australie, aux États-Unis et en Pologne. Ces jeunes savent, nous le savons, que l’urgence climatique n’est pas « pour demain », c’est l’affaire de notre génération et nous sommes la dernière à pouvoir agir avant un effondrement potentiel de la biodiversité et de l’amplification des catastrophes naturelles.

Dans notre pays et dans beaucoup d’autres, ces manifestations ont été – généralement – entendues par les responsables politiques. Ce n’est pas le cas partout : en Australie, le Premier ministre avait appelé, avant la précédente marche, les élèves à rester en classe. Comme aux États-Unis ou dans plusieurs pays européens, les conservateurs au pouvoir en Australie persistent à refuser, malgré l’évidence, de regarder la réalité du péril climatique en face.

Aux États-Unis, Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l’Accord de Paris et critique régulièrement les ambitions climatiques de la France et de l’Union européenne. Au Brésil, Jair Bolsonaro a renoncé à accueillir la COP25 en 2019 et laisse entendre qu’il pourrait lui aussi se retirer de l’Accord de Paris. Vladimir Poutine questionne, au mépris de toutes les recherches scientifiques, le rôle de l’homme dans le changement climatique. En Pologne, le président ultraconservateur Andrzej Duda défend l’industrie du charbon malgré son impact désastreux sur l’environnement. Ils ne sont pas les seuls. La plupart des climatosceptiques sont des nationalistes ou des populistes.

Lire la suite ici : https://www.euractiv.fr/section/climat/opinion/proteger-le-climat-et-la-democratie-en-europe-double-imperatif-pour-notre-generation/

Intervention à La Sorbonne le 15 décembre 2018

Mon intervention dans le cadre de la conférence « Le Kremlin et la vague réactionnaire en Europe » à La Sorbonne le 15 décembre 2018.

Bonjour à toutes et à tous,

Je remercie tous les organisateurs et nos partenaires La Sorbonne et l’association des droits de l’homme de La Sorbonne de nous accueillir aujourd’hui dans ce lieu de savoir, de liberté et d’Histoire.

Je voudrais commencer par un hommage au grand physicien, militant pour les droits humains et Prix Nobel de la paix Andreï Sakharov. Celui à qui on doit le Prix Sakharov, décerné cette année par le Parlement européen au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov.

Sakharov nous a quitté il y a presque 30 ans, le 14 décembre 1989. Dans les années 80, il disait : “un pays qui ne respecte pas les droits de ses propres citoyens ne respectera pas les droits de ses voisins.” Comme le montre l’actualité, ces propos illustrent hélas très bien l’attitude du Kremlin envers de nombreux citoyens russes mais aussi envers plusieurs de ses pays voisins, et en particulier l’Ukraine. Cela illustre aussi cette tendance à soutenir, directement ou indirectement, des mouvements politiques réactionnaires au sein de l’UE. Sakharov avait raison, il y a toujours un lien, une résonance entre la manière dont un pouvoir se comporte à l’égard de ses propres citoyens et celle dont il se comporte à l’égard de ses voisins.

Lors de cette conférence, il s’agira donc d’un côté de rappeler les liens existants et revendiqués entre le Kremlin et les mouvements réactionnaires, d’extrême droite classique ou d’une forme nouvelle et quasi révolutionnaire. Ces liens sont souvent politiques et financiers, comme on le voit avec l’extrême droite en France, mais il est intéressant de s’interroger sur leurs origines et leurs objectifs. Car il n’est rien de plus étonnant que de voir aujourd’hui le gouvernement d’un pays qui a vaincu le nazisme – nous devons l’affirmer sans ambiguïté et son peuple a payé un lourd tribut dans la victoire pour la liberté – s’allier avec des mouvements directement issus du nazisme et du fascisme. D’un autre côté, l’interrogation portera sur une influence moins visible mais bien réelle, celle qu’exerce le Kremlin, et ses différentes filiales, sur l’Etat de Droit en Europe et la défiance envers les institutions démocratiques. Notamment, mais pas seulement, par le biais de la désinformation et de ce qu’on appelle les fake news.

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« L’autre 68. Leçons du Printemps de Prague »

« L’autre 68. Leçons du Printemps de Prague » – ma nouvelle publication dans la Revue Esprit. 50 ans après, l’engagement pour les libertés de Vaclav Havel et sa génération doit nous inspirer le courage de défendre, à notre tour, la démocratie européenne.

‪Après plusieurs rencontres passionnantes avec des militants pour les droits humains en Europe centrale et orientale, je propose de voir quelles leçons de cet « autre mai 1968 » et des réflexions de Václav Havel pouvons-nous utiliser pour répondre aux enjeux européens aujourd’hui.‬

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Réussir la COP24 pour mettre en oeuvre l’Accord de Paris

Réussir la COP24 pour mettre en oeuvre l’Accord de Paris

La Conférence sur le climat COP24, qui touche à sa fin à Katowice, en Pologne, doit déboucher sur un ensemble de règles techniques indispensables à la bonne mise en oeuvre de l’Accord de Paris. Un peu comme une série de décrets qui suivent la promulgation d’une loi, il s’agira de se mettre d’accord pour permettre de maintenir le réchauffement global à 2°C, voire 1,5°C.

L’enjeux de la COP24 est donc de permettre à l’Accord de Paris de s’appliquer pleinement, aussi bien pour atteindre les objectifs fixés en terme de limitation du réchauffement de la planète que dans la capacité des pays à répondre aux conséquences du changement climatique. Mais la mise en oeuvre n’est pas l’unique objectif.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) estime en effet qu’en l’état, la température risque d’augmenter de 3 à 5°C d’ici à la fin du siècle. Il est possible de prévoir que dans ce cas les effets pour la planète et pour notre quotidien seraient dévastateurs. Au-delà des règles d’application de l’Accord de Paris, la COP24 doit donc avancer sur la possibilité de rehausser les engagements des pays signataires.

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La fiscalité climat-énergie mérite un débat public honnête

La fiscalité climat-énergie mérite un débat public honnête

Le dernier rapport du GIEC nous rappelle, une nouvelle fois, qu’il y a urgence à agir et qu’à +1,5°C ou à +2°C le monde dans lequel nous vivons ne sera pas le même. L’Accord de Paris nous engage à agir. Les Marches pour le Climat, les clips, les tribunes et les pétitions se multiplient pour rappeler l’urgence et les dangers du péril climatique. On serait donc tous d’accord sur le fait d’agir vite, d’agir nous-mêmes, d’agir au quotidien ?

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