Archives par mot-clé : démocratie

Publication dans la Revue Esprit : « Quelle fiscalité pour une relance verte ? »​

Nouvelle publication dans la Revue Esprit, j’essaye de répondre à la question : « Quelle fiscalité pour une relance verte ? ».

Marches des jeunes pour le climat, pétitions, actions en justice, engagements des États et du secteur financier… Cinq ans après l’accord de Paris sur le climat, alors que les rapports du GIEC soulignent la nécessité d’agir, il existe aujourd’hui une crainte légitime de voir le climat passer au second plan, pour les décideurs et les populations, derrière les préoccupations sanitaires. Malgré des parts importantes et, dans le cas de la France, des montants élevés réservés à la transition écologique dans les plans de relance liés à la Covid-19, il y a effectivement lieu de s’interroger sur les comportements des acteurs économiques, et notamment des ménages, une fois la crise sanitaire terminée.

Au-delà du choix économique, il s’agit d’un véritable choix démocratique, un choix de société. Comme le souligne le dernier rapport de l’ONU, la baisse des émissions de CO2 liée à la pandémie aura un « impact négligeable » sur le changement climatique et seule une reprise verte peut « permettre aux niveaux d’émissions prévus pour 2030 de se rapprocher des niveaux nécessaires pour atteindre l’objectif d’un réchauffement à 2°C ».

Serons-nous capables d’orienter notre société vers l’indispensable sobriété en carbone, ou nous dirigeons-nous vers une reprise économique classique ? Quels outils peuvent nous permettre de continuer à réduire nos émissions de CO2 – diminuées d’environ 24% en Europe depuis 1990 –, et même à en accélérer la réduction pour atteindre de nouveaux objectifs ambitieux : moins 55% d’émissions en 2030 dans l’Union européenne ? Et comment le faire de manière plus démocratique, en y associant les citoyens ?

Lire la suite du texte ici : https://esprit.presse.fr/actualites/alexis-prokopiev/quelle-fiscalite-pour-une-relance-verte-43138

Publication dans la Revue Esprit : « Quelle fiscalité pour une relance verte ? »​

Nouvelle publication dans la Revue Esprit, j’essaye de répondre à la question : « Quelle fiscalité pour une relance verte ? ».

Marches des jeunes pour le climat, pétitions, actions en justice, engagements des États et du secteur financier… Cinq ans après l’accord de Paris sur le climat, alors que les rapports du GIEC soulignent la nécessité d’agir, il existe aujourd’hui une crainte légitime de voir le climat passer au second plan, pour les décideurs et les populations, derrière les préoccupations sanitaires. Malgré des parts importantes et, dans le cas de la France, des montants élevés réservés à la transition écologique dans les plans de relance liés à la Covid-19, il y a effectivement lieu de s’interroger sur les comportements des acteurs économiques, et notamment des ménages, une fois la crise sanitaire terminée.

Au-delà du choix économique, il s’agit d’un véritable choix démocratique, un choix de société. Comme le souligne le dernier rapport de l’ONU, la baisse des émissions de CO2 liée à la pandémie aura un « impact négligeable » sur le changement climatique et seule une reprise verte peut « permettre aux niveaux d’émissions prévus pour 2030 de se rapprocher des niveaux nécessaires pour atteindre l’objectif d’un réchauffement à 2°C ».

Serons-nous capables d’orienter notre société vers l’indispensable sobriété en carbone, ou nous dirigeons-nous vers une reprise économique classique ? Quels outils peuvent nous permettre de continuer à réduire nos émissions de CO2 – diminuées d’environ 24% en Europe depuis 1990 –, et même à en accélérer la réduction pour atteindre de nouveaux objectifs ambitieux : moins 55% d’émissions en 2030 dans l’Union européenne ? Et comment le faire de manière plus démocratique, en y associant les citoyens ?

Lire la suite du texte ici : https://esprit.presse.fr/actualites/alexis-prokopiev/quelle-fiscalite-pour-une-relance-verte-43138

« Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération »

« Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération » – tribune publiée aujourd’hui avec Bénédicte Peyrol sur Euractiv.

Une foule joyeuse et bruyante contourne le Panthéon et avance vers le Jardin du Luxembourg. Quelques adultes de tous âges, mais surtout beaucoup de jeunes, des milliers de jeunes dans les rues de Paris, qui marchent, qui chantent et disent leur détermination pour cette journée de « grève pour le climat ». Des milliers de jeunes. Dans les villes de France comme en Allemagne, en Belgique, au Canada et en Australie, aux États-Unis et en Pologne. Ces jeunes savent, nous le savons, que l’urgence climatique n’est pas « pour demain », c’est l’affaire de notre génération et nous sommes la dernière à pouvoir agir avant un effondrement potentiel de la biodiversité et de l’amplification des catastrophes naturelles.

Dans notre pays et dans beaucoup d’autres, ces manifestations ont été – généralement – entendues par les responsables politiques. Ce n’est pas le cas partout : en Australie, le Premier ministre avait appelé, avant la précédente marche, les élèves à rester en classe. Comme aux États-Unis ou dans plusieurs pays européens, les conservateurs au pouvoir en Australie persistent à refuser, malgré l’évidence, de regarder la réalité du péril climatique en face.

Aux États-Unis, Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l’Accord de Paris et critique régulièrement les ambitions climatiques de la France et de l’Union européenne. Au Brésil, Jair Bolsonaro a renoncé à accueillir la COP25 en 2019 et laisse entendre qu’il pourrait lui aussi se retirer de l’Accord de Paris. Vladimir Poutine questionne, au mépris de toutes les recherches scientifiques, le rôle de l’homme dans le changement climatique. En Pologne, le président ultraconservateur Andrzej Duda défend l’industrie du charbon malgré son impact désastreux sur l’environnement. Ils ne sont pas les seuls. La plupart des climatosceptiques sont des nationalistes ou des populistes.

Lire la suite ici : https://www.euractiv.fr/section/climat/opinion/proteger-le-climat-et-la-democratie-en-europe-double-imperatif-pour-notre-generation/

Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération

« Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération » – tribune publiée aujourd’hui avec Bénédicte Peyrol sur Euractiv.

Une foule joyeuse et bruyante contourne le Panthéon et avance vers le Jardin du Luxembourg. Quelques adultes de tous âges, mais surtout beaucoup de jeunes, des milliers de jeunes dans les rues de Paris, qui marchent, qui chantent et disent leur détermination pour cette journée de « grève pour le climat ». Des milliers de jeunes. Dans les villes de France comme en Allemagne, en Belgique, au Canada et en Australie, aux États-Unis et en Pologne. Ces jeunes savent, nous le savons, que l’urgence climatique n’est pas « pour demain », c’est l’affaire de notre génération et nous sommes la dernière à pouvoir agir avant un effondrement potentiel de la biodiversité et de l’amplification des catastrophes naturelles.

Dans notre pays et dans beaucoup d’autres, ces manifestations ont été – généralement – entendues par les responsables politiques. Ce n’est pas le cas partout : en Australie, le Premier ministre avait appelé, avant la précédente marche, les élèves à rester en classe. Comme aux États-Unis ou dans plusieurs pays européens, les conservateurs au pouvoir en Australie persistent à refuser, malgré l’évidence, de regarder la réalité du péril climatique en face.

Aux États-Unis, Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l’Accord de Paris et critique régulièrement les ambitions climatiques de la France et de l’Union européenne. Au Brésil, Jair Bolsonaro a renoncé à accueillir la COP25 en 2019 et laisse entendre qu’il pourrait lui aussi se retirer de l’Accord de Paris. Vladimir Poutine questionne, au mépris de toutes les recherches scientifiques, le rôle de l’homme dans le changement climatique. En Pologne, le président ultraconservateur Andrzej Duda défend l’industrie du charbon malgré son impact désastreux sur l’environnement. Ils ne sont pas les seuls. La plupart des climatosceptiques sont des nationalistes ou des populistes.

Lire la suite ici : https://www.euractiv.fr/section/climat/opinion/proteger-le-climat-et-la-democratie-en-europe-double-imperatif-pour-notre-generation/

Intervention à La Sorbonne le 15 décembre 2018

Mon intervention dans le cadre de la conférence « Le Kremlin et la vague réactionnaire en Europe » à La Sorbonne le 15 décembre 2018.

Bonjour à toutes et à tous,

Je remercie tous les organisateurs et nos partenaires La Sorbonne et l’association des droits de l’homme de La Sorbonne de nous accueillir aujourd’hui dans ce lieu de savoir, de liberté et d’Histoire.

Je voudrais commencer par un hommage au grand physicien, militant pour les droits humains et Prix Nobel de la paix Andreï Sakharov. Celui à qui on doit le Prix Sakharov, décerné cette année par le Parlement européen au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov.

Sakharov nous a quitté il y a presque 30 ans, le 14 décembre 1989. Dans les années 80, il disait : “un pays qui ne respecte pas les droits de ses propres citoyens ne respectera pas les droits de ses voisins.” Comme le montre l’actualité, ces propos illustrent hélas très bien l’attitude du Kremlin envers de nombreux citoyens russes mais aussi envers plusieurs de ses pays voisins, et en particulier l’Ukraine. Cela illustre aussi cette tendance à soutenir, directement ou indirectement, des mouvements politiques réactionnaires au sein de l’UE. Sakharov avait raison, il y a toujours un lien, une résonance entre la manière dont un pouvoir se comporte à l’égard de ses propres citoyens et celle dont il se comporte à l’égard de ses voisins.

Lors de cette conférence, il s’agira donc d’un côté de rappeler les liens existants et revendiqués entre le Kremlin et les mouvements réactionnaires, d’extrême droite classique ou d’une forme nouvelle et quasi révolutionnaire. Ces liens sont souvent politiques et financiers, comme on le voit avec l’extrême droite en France, mais il est intéressant de s’interroger sur leurs origines et leurs objectifs. Car il n’est rien de plus étonnant que de voir aujourd’hui le gouvernement d’un pays qui a vaincu le nazisme – nous devons l’affirmer sans ambiguïté et son peuple a payé un lourd tribut dans la victoire pour la liberté – s’allier avec des mouvements directement issus du nazisme et du fascisme. D’un autre côté, l’interrogation portera sur une influence moins visible mais bien réelle, celle qu’exerce le Kremlin, et ses différentes filiales, sur l’Etat de Droit en Europe et la défiance envers les institutions démocratiques. Notamment, mais pas seulement, par le biais de la désinformation et de ce qu’on appelle les fake news.

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Peut-on repenser notre démocratie sans réforme fiscale ?

« Le génie de la liberté réprouve tout ce qu’il y a d’arbitraire ou de discrétionnaire dans l’impôt », écrivait en 1782 Alexander Hamilton, l’un des pères fondateurs des États-Unis et le premier Secrétaire au Trésor.

Aujourd’hui, peut-on repenser notre démocratie sans réforme fiscale ? C’est la question à laquelle nous essayons de répondre avec Nina Bourgier dans une note publiée par la Fondation Jean Jaurès en partenariat avec point d’æncrage.

Vous pouvez consulter ou télécharger cette note ici : https://jean-jaures.org/nos-productions/peut-on-repenser-notre-democratie-sans-reforme-fiscale