Archives par mot-clé : climat

Neutralité carbone à l’horizon 2050 : quel rôle pour les citoyens ?

Le 10 février, Make.org et Make.org Foundation ont réuni la communauté d’actions de la Grande Cause “Agissons Ensemble Pour l’Environnement” autour d’une table ronde organisée avec l’ADEME.

« Comment l’action citoyenne et civile peut s’inscrire dans les 4 scénarios de neutralité carbone à l’horizon 2050 ? » C’est le thème de la table ronde qui a réuni, le 10 février au Consulat, à Paris, toutes les associations et entreprises engagées dans le plan d’actions de la Grande Cause de Make.org “Agissons Ensemble Pour l’Environnement”.

Plus d’infos : https://about.make.org/post/neutralite-carbone-a-lhorizon-2050-quel-role-pour-les-citoyens

Publication dans la Revue Esprit : « Quelle fiscalité pour une relance verte ? »​

Nouvelle publication dans la Revue Esprit, j’essaye de répondre à la question : « Quelle fiscalité pour une relance verte ? ».

Marches des jeunes pour le climat, pétitions, actions en justice, engagements des États et du secteur financier… Cinq ans après l’accord de Paris sur le climat, alors que les rapports du GIEC soulignent la nécessité d’agir, il existe aujourd’hui une crainte légitime de voir le climat passer au second plan, pour les décideurs et les populations, derrière les préoccupations sanitaires. Malgré des parts importantes et, dans le cas de la France, des montants élevés réservés à la transition écologique dans les plans de relance liés à la Covid-19, il y a effectivement lieu de s’interroger sur les comportements des acteurs économiques, et notamment des ménages, une fois la crise sanitaire terminée.

Au-delà du choix économique, il s’agit d’un véritable choix démocratique, un choix de société. Comme le souligne le dernier rapport de l’ONU, la baisse des émissions de CO2 liée à la pandémie aura un « impact négligeable » sur le changement climatique et seule une reprise verte peut « permettre aux niveaux d’émissions prévus pour 2030 de se rapprocher des niveaux nécessaires pour atteindre l’objectif d’un réchauffement à 2°C ».

Serons-nous capables d’orienter notre société vers l’indispensable sobriété en carbone, ou nous dirigeons-nous vers une reprise économique classique ? Quels outils peuvent nous permettre de continuer à réduire nos émissions de CO2 – diminuées d’environ 24% en Europe depuis 1990 –, et même à en accélérer la réduction pour atteindre de nouveaux objectifs ambitieux : moins 55% d’émissions en 2030 dans l’Union européenne ? Et comment le faire de manière plus démocratique, en y associant les citoyens ?

Lire la suite du texte ici : https://esprit.presse.fr/actualites/alexis-prokopiev/quelle-fiscalite-pour-une-relance-verte-43138

Publication dans la Revue Esprit : « Quelle fiscalité pour une relance verte ? »​

Nouvelle publication dans la Revue Esprit, j’essaye de répondre à la question : « Quelle fiscalité pour une relance verte ? ».

Marches des jeunes pour le climat, pétitions, actions en justice, engagements des États et du secteur financier… Cinq ans après l’accord de Paris sur le climat, alors que les rapports du GIEC soulignent la nécessité d’agir, il existe aujourd’hui une crainte légitime de voir le climat passer au second plan, pour les décideurs et les populations, derrière les préoccupations sanitaires. Malgré des parts importantes et, dans le cas de la France, des montants élevés réservés à la transition écologique dans les plans de relance liés à la Covid-19, il y a effectivement lieu de s’interroger sur les comportements des acteurs économiques, et notamment des ménages, une fois la crise sanitaire terminée.

Au-delà du choix économique, il s’agit d’un véritable choix démocratique, un choix de société. Comme le souligne le dernier rapport de l’ONU, la baisse des émissions de CO2 liée à la pandémie aura un « impact négligeable » sur le changement climatique et seule une reprise verte peut « permettre aux niveaux d’émissions prévus pour 2030 de se rapprocher des niveaux nécessaires pour atteindre l’objectif d’un réchauffement à 2°C ».

Serons-nous capables d’orienter notre société vers l’indispensable sobriété en carbone, ou nous dirigeons-nous vers une reprise économique classique ? Quels outils peuvent nous permettre de continuer à réduire nos émissions de CO2 – diminuées d’environ 24% en Europe depuis 1990 –, et même à en accélérer la réduction pour atteindre de nouveaux objectifs ambitieux : moins 55% d’émissions en 2030 dans l’Union européenne ? Et comment le faire de manière plus démocratique, en y associant les citoyens ?

Lire la suite du texte ici : https://esprit.presse.fr/actualites/alexis-prokopiev/quelle-fiscalite-pour-une-relance-verte-43138

Comment agir ensemble dès maintenant pour l’environnement ?

Dérèglement climatique, pollution de l’air, de l’eau et des sols, gaspillage et raréfaction des ressources, crise des déchets, érosion de la biodiversité… Face à l’urgence environnementale, devenue première préoccupation des Français, l’heure n’est plus simplement à l’indignation : passons à l’action ! Avec les membres engagés de la société civile, nous lançons ensemble le grand appel aux solutions citoyennes.

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Comment agir ensemble dès maintenant pour l’environnement ?

Dérèglement climatique, pollution de l’air, de l’eau et des sols, gaspillage et raréfaction des ressources, crise des déchets, érosion de la biodiversité… Face à l’urgence environnementale, devenue première préoccupation des Français, l’heure n’est plus simplement à l’indignation : passons à l’action ! Avec les membres engagés de la société civile, nous lançons ensemble le grand appel aux solutions citoyennes.

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« Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération »

« Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération » – tribune publiée aujourd’hui avec Bénédicte Peyrol sur Euractiv.

Une foule joyeuse et bruyante contourne le Panthéon et avance vers le Jardin du Luxembourg. Quelques adultes de tous âges, mais surtout beaucoup de jeunes, des milliers de jeunes dans les rues de Paris, qui marchent, qui chantent et disent leur détermination pour cette journée de « grève pour le climat ». Des milliers de jeunes. Dans les villes de France comme en Allemagne, en Belgique, au Canada et en Australie, aux États-Unis et en Pologne. Ces jeunes savent, nous le savons, que l’urgence climatique n’est pas « pour demain », c’est l’affaire de notre génération et nous sommes la dernière à pouvoir agir avant un effondrement potentiel de la biodiversité et de l’amplification des catastrophes naturelles.

Dans notre pays et dans beaucoup d’autres, ces manifestations ont été – généralement – entendues par les responsables politiques. Ce n’est pas le cas partout : en Australie, le Premier ministre avait appelé, avant la précédente marche, les élèves à rester en classe. Comme aux États-Unis ou dans plusieurs pays européens, les conservateurs au pouvoir en Australie persistent à refuser, malgré l’évidence, de regarder la réalité du péril climatique en face.

Aux États-Unis, Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l’Accord de Paris et critique régulièrement les ambitions climatiques de la France et de l’Union européenne. Au Brésil, Jair Bolsonaro a renoncé à accueillir la COP25 en 2019 et laisse entendre qu’il pourrait lui aussi se retirer de l’Accord de Paris. Vladimir Poutine questionne, au mépris de toutes les recherches scientifiques, le rôle de l’homme dans le changement climatique. En Pologne, le président ultraconservateur Andrzej Duda défend l’industrie du charbon malgré son impact désastreux sur l’environnement. Ils ne sont pas les seuls. La plupart des climatosceptiques sont des nationalistes ou des populistes.

Lire la suite ici : https://www.euractiv.fr/section/climat/opinion/proteger-le-climat-et-la-democratie-en-europe-double-imperatif-pour-notre-generation/

Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération

« Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération » – tribune publiée aujourd’hui avec Bénédicte Peyrol sur Euractiv.

Une foule joyeuse et bruyante contourne le Panthéon et avance vers le Jardin du Luxembourg. Quelques adultes de tous âges, mais surtout beaucoup de jeunes, des milliers de jeunes dans les rues de Paris, qui marchent, qui chantent et disent leur détermination pour cette journée de « grève pour le climat ». Des milliers de jeunes. Dans les villes de France comme en Allemagne, en Belgique, au Canada et en Australie, aux États-Unis et en Pologne. Ces jeunes savent, nous le savons, que l’urgence climatique n’est pas « pour demain », c’est l’affaire de notre génération et nous sommes la dernière à pouvoir agir avant un effondrement potentiel de la biodiversité et de l’amplification des catastrophes naturelles.

Dans notre pays et dans beaucoup d’autres, ces manifestations ont été – généralement – entendues par les responsables politiques. Ce n’est pas le cas partout : en Australie, le Premier ministre avait appelé, avant la précédente marche, les élèves à rester en classe. Comme aux États-Unis ou dans plusieurs pays européens, les conservateurs au pouvoir en Australie persistent à refuser, malgré l’évidence, de regarder la réalité du péril climatique en face.

Aux États-Unis, Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l’Accord de Paris et critique régulièrement les ambitions climatiques de la France et de l’Union européenne. Au Brésil, Jair Bolsonaro a renoncé à accueillir la COP25 en 2019 et laisse entendre qu’il pourrait lui aussi se retirer de l’Accord de Paris. Vladimir Poutine questionne, au mépris de toutes les recherches scientifiques, le rôle de l’homme dans le changement climatique. En Pologne, le président ultraconservateur Andrzej Duda défend l’industrie du charbon malgré son impact désastreux sur l’environnement. Ils ne sont pas les seuls. La plupart des climatosceptiques sont des nationalistes ou des populistes.

Lire la suite ici : https://www.euractiv.fr/section/climat/opinion/proteger-le-climat-et-la-democratie-en-europe-double-imperatif-pour-notre-generation/

Réussir la COP24 pour mettre en oeuvre l’Accord de Paris

Réussir la COP24 pour mettre en oeuvre l’Accord de Paris

La Conférence sur le climat COP24, qui touche à sa fin à Katowice, en Pologne, doit déboucher sur un ensemble de règles techniques indispensables à la bonne mise en oeuvre de l’Accord de Paris. Un peu comme une série de décrets qui suivent la promulgation d’une loi, il s’agira de se mettre d’accord pour permettre de maintenir le réchauffement global à 2°C, voire 1,5°C.

L’enjeux de la COP24 est donc de permettre à l’Accord de Paris de s’appliquer pleinement, aussi bien pour atteindre les objectifs fixés en terme de limitation du réchauffement de la planète que dans la capacité des pays à répondre aux conséquences du changement climatique. Mais la mise en oeuvre n’est pas l’unique objectif.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) estime en effet qu’en l’état, la température risque d’augmenter de 3 à 5°C d’ici à la fin du siècle. Il est possible de prévoir que dans ce cas les effets pour la planète et pour notre quotidien seraient dévastateurs. Au-delà des règles d’application de l’Accord de Paris, la COP24 doit donc avancer sur la possibilité de rehausser les engagements des pays signataires.

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La fiscalité climat-énergie mérite un débat public honnête

La fiscalité climat-énergie mérite un débat public honnête

Le dernier rapport du GIEC nous rappelle, une nouvelle fois, qu’il y a urgence à agir et qu’à +1,5°C ou à +2°C le monde dans lequel nous vivons ne sera pas le même. L’Accord de Paris nous engage à agir. Les Marches pour le Climat, les clips, les tribunes et les pétitions se multiplient pour rappeler l’urgence et les dangers du péril climatique. On serait donc tous d’accord sur le fait d’agir vite, d’agir nous-mêmes, d’agir au quotidien ?

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COP21: La Russie, moteur ou frein de la lutte contre le réchauffement climatique?

Réunis à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) dans le cadre d’une table-ronde organisée conjointement par l’association Russie-Libertés, Regard sur l’Est et le Centre de recherches Europes-Eurasie (CREE) de l’Inalco, les représentants de quatre associations russes de lutte pour la préservation de l’environnement ainsi qu’une chercheuse française spécialiste des questions environnementales dans l’espace post-soviétique ont bien montré que la poudre jetée aux yeux de la COP21 par Vladimir Poutine ne suffirait pas à les aveugler. Leurs interventions ont même été sans appel: il n’y a pas de politique climatique en Russie aujourd’hui. Compte-rendu de la table-ronde du 9 décembre 2015.

Pour lire la suite sur le site Regard sur l’Est cliquez ici.